Dès le 11 juillet
Holy Motors
Ça raconte quoi ? De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier – mais où sont les caméras ?
Pourquoi ? Leos Carax, le réalisateur du film, est ce qu’on peut appeler un artiste incompris car en marge des productions habituelles : là où certains voient dans ses films des exercices prétentieux, d’autres voient un univers unique, à la fois esthétique et philosophique. Holy Motors possède un pitch hallucinant (halluciné ?) et le film ne s’adressera certainement pas à toutes les sensibilités, mais parce qu’il est un auteur, un vrai, Leos Carax mérite franchement qu’on s’attarde sur cette œuvre très remarquée à Cannes.

Abraham Lincoln: chasseur de vampire
Ça raconte quoi ? Lorsque Abraham Lincoln découvre que des vampires assoiffés de sang se préparent à envahir le pays, il jure de les éliminer les uns après les autres, à coups de hache. C'est alors que se révèle un chasseur hors pair, menant une guerre secrète sans précédent, avant même de devenir l'illustre figure de la guerre de Sécession.
Pourquoi ? Pour ceux qui ne voudraient pas se risquer au film de Carax, un autre film improbable sort… Tout est dans le titre ! On pourrait croire à la série Z, au « nanar » comme disent les habitués, mais n’enterrons pas trop vite le film. Tout d’abord parce qu’on a déjà vu idées plus saugrenues donner des films plus que respectables (même si le doute est toujours permis, soyons honnêtes). D’autre part, le réalisateur aux commandes n’est autre que Timur Bekmambetov, cinéaste russo-kazakhe (ça ne s’invente pas) habitué aux univers fantastiques ambigus et rôdé au blockbuster calibré jeune public (Wanted avec Angelina Jolie). Une drôle de semaine, décidemment.
Dès le 25 juillet
Dark Knight Rises
Ça raconte quoi ? Batman a endossé les crimes de l'ex-procureur Harvey Dent et a été chassé de la ville par les autorités. Huit ans plus tard, le commissaire James Gordon tente de stopper un criminel de guerre du nom de Bane qui veut mettre Gotham à feu et à sang. Il devra de nouveau faire appel au Chevalier noir…
Pourquoi ? Parce que c’est LE film de l’été, ni plus, ni moins. D’ailleurs, aucun distributeur n’est assez fou pour essayer de concurrencer le film de Christopher Nolan dans cette période cruciale des blockbusters. Quatre ans après The Dark Knight, Nolan offre l’épilogue de sa trilogie sur le célèbre justicier déguisé en chauve-souris. Le casting cinq étoiles est toujours au rendez-vous, et les quelques images filtrées sur internet laissent prévoir un spectacle très impressionnant. Exit l’inoubliable Joker, c’est Bane, un catcheur mexicain fortement dopé, qui endosse le rôle du méchant ; on pourrait craindre le pire, mais ce serait oublier que Tom Hardy est un acteur exceptionnel, s’étant par ailleurs illustré dans un rôle assez proche avec Bronson. Et comme Nolan n’est pas du genre happy-end, on peut espérer une apothéose digne de ce nom pour conclure la saga. Vivement !
Bastien Martin
Juin 2012
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Bastien Martin est journaliste indépendant.
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