Pour les grands

38 témoins de Lucas BelvauxCa raconte quoi ? Alors qu'elle rentre d'un voyage professionnel en Chine, Louise découvre que sa rue a été le théâtre d'un crime. Aucun témoin, tout le monde dormait. Paraît-il. Pierre, son mari, travaillait. Il était en mer et est rentré très tard. Paraît-il… Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Parce que Lucas Belvaux est l’un des meilleurs cinéastes belges en activité, qu’on se le dise. Devenu maître dans l’art du polar humain (sa trilogie Un couple épatant/Cavale/Après la vie, Rapt), il se sert cette fois d’un fait divers authentique pour examiner la conscience de ceux qui préfèrent se taire. Implacable. Pour qui ? Pour les amateurs d’un certain cinéma exigeant. |
Cloclo de Florent Emilio-SiriCa raconte quoi ? De son enfance en Égypte à sa mort tragique le 11 mars 1978, Cloclo raconte l’histoire, pas toujours glorieuse, de Claude François, de ses amours, de ses joies et de ses peines, de la relation conflictuelle avec un père autoritaire jusqu’à la difficulté de se maintenir au top pendant toute une décennie. Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Parce que malgré une réalisation trop académique, Florent Emilio-Siri égratigne le mythe Cloclo pour montrer l’homme, son génie, son sens des affaires, sa mégalomanie et sa misogynie latente. Pour qui ? Pour tous ceux qui veulent savoir comment Claude François est passé du Naboot Twist à Magnolia Forever. |
This must be the place de Paolo SorrentinoCa raconte quoi ? Cheyenne est une ancienne star du rock. À 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l'Amérique, la vengeance qui hantait son père. Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Parce que Paolo Sorrentino est le réalisateur de Il Divo, extraordinaire film politique récompensé à Cannes pour son originalité et son audace visuelle. This must be the place a moins fait l’unanimité, mais le ton décalé, presque surréaliste, semble y être pour quelque chose. La chasse aux nazis quand on ressemble à Robert Smith du groupe The Cure, c’est vrai que c’est pas toujours évident… Pour qui ? Pour ceux qui aiment les films en dehors des sentiers battus. |
Hunger Games de Gary RossCa raconte quoi ? Dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, douze districts sont dirigés d’une main de fer par le Capitole. Le gouvernement du Capitole les oblige à envoyer un garçon et une fille âgés de douze à dix-huit ans. Ces enfants devront participer au grand jeu télévisé annuel : Les Jeux de la Faim. Âgée de 16 ans, Katniss Everdeen se porte volontaire aux Jeux pour sauver sa petite sœur, et l’empêcher de concourir. Un seul des 24 concurrents survivra. Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Hunger Games est l’événement adolescent de l’année : c’est Twilight mais en moins mormon, en plus sportif. Succès littéraire, cette première adaptation se veut comme le début d’une saga ayant pour but, plus ou moins avoué, de concurrencer Harry Potter sur son terrain. Rien que ça. Pour qui ? Pour les mecs qui veulent se venger de Twilight et les filles qui ne craquent pas sur les vampires scintillants et loups-garous imberbes. |
Young Adult de Jason ReitmanCa raconte quoi ? Originaire d’une petite ville de province, Mavis Gary est devenue auteur de romans pour ados. Mais lorsqu’elle apprend que son ex-petit copain de lycée est devenu papa, elle décide de revenir sur les lieux de son enfance pour le reconquérir. Tandis que Mavis semble sûre d’elle et de son pouvoir de séduction, la situation ne tourne pas à son avantage… Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Parce qu’en l’espace de trois films (Thank you for smoking, Juno et In the air), Jason Reitman s’est placé dans le panthéon des cinéastes « indépendants » sachant attirer le public et les vedettes par son humour plein de cynisme. Et parce que la talentueuse Charlize Theron en ex-reine de promo garce, ça n’augure que du bon. Pour qui ? Pour ceux et celles qui refusent de grandir, et pour ceux qui ont envie de rire. |
Bye Bye Blondie de Virginie DespentesCa raconte quoi ? Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s'aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées, et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria... Quand ? Déjà à l’affiche Pourquoi ? Parce qu’un film de Virginie Despentes, c’est toujours un événement : qui peut oublier le scandale provoquer par Baise-moi en son temps ? Le ton de Bye Bye Blondie semble plus doux, mais mieux vaut ne pas se fier aux apparences. Et cocorico, il s’agit d’une coproduction avec une société de prod liégeoise. Pour qui ? Pour un public (très) averti. |
Twixt de Francis Ford CoppolaCa raconte quoi ? Un écrivain au succès déclinant arrive dans une petite ville pour une tournée de promotion. Il découvre qu'un meurtre mystérieux impliquant une jeune fille s'est produit. Une nuit, en rêve, un fantôme nommé V lui raconte une étrange histoire, qui pourrait avoir un rapport avec le meurtre. Il sera surpris d'apprendre que certaines des réponses à ses questions se trouvent dans sa propre vie… Quand ? À partir du 11 avril Pourquoi ? Il est inutile de présenter l’immense Francis Ford Coppola. De retour derrière la caméra depuis peu avec un style totalement indépendant (Tetro), le cinéaste semble se livrer à des expériences visuelles et narratives de plus en plus élaborées, sans perdre de vue pour autant la dimension populaire de son cinéma. Twixt s’annonce comme l’un des objets cinématographiques les plus curieux du moment. Pour qui ? Pour les cinéphiles et les curieux. |
Haywire de Steven SoderberghCa raconte quoi ? Mallory Kane, entraînée pour des missions à haut risque, échoue dans une opération qui tourne mal où elle est laissée pour morte. Trahie par un membre de son équipe, une personne qui connaît chacun de ses mouvements, Mallory doit découvrir la vérité pour survivre… Quand ? À partir du 11 avril Pourquoi ? Parce que le doute est permis : Steven Sodebergh, c’est l’aléatoire en permanence, un cinéaste capable du meilleur comme du pire, toujours surprenant. Et pour ne rien gâcher, il sait s’entourer : Haywire réunit Ewan McGregor, Michael Fassbender, Bill Paxton, Channing Tatum, Michael Douglas, Antonio Banderas et Mathieu Kassovitz. Pour qui ? Pour ceux qui osent voir des films sans savoir ce qui les attend. |
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