«2017, Liège demain »: des courts métrages prometteurs

Dans le cadre de « Liège, expo 2017 », WAT Productions et le Pôle Image de Liège, avec l’appui de l’ULg, ont organisé un concours de scénarios originaux de court métrage de fiction. Sur les trois prix remis, deux ont été emportés par des membres de la Communauté ULg !

Le jury était composé d’une vingtaine de spécialistes, parmi lesquels Philippe Reynaert (directeur de Wallimage), Vincent Lannoo (réalisateur), Jean-François Tefnin (directeur du Clap), Dick Tomasovic (professeur à l’ULg), Serge Rangoni (Théâtre de la Place), Tanguy Dekeyser (Belgacom TV), Bernard Devillers (Mikros Image Liège), Pierre  Duculot (Wallonie Image Production). Ils devaient se prononcer sur les trente projets qui leur étaient soumis anonymement. Chaque candidat devait fournir un scénario de fiction autour du thème « 2017 : Liège, demain», accompagné de note d'intention, moodbook et projet cross media. Après deux heures de délibération, le jury a décerné les trois prix.

BaudotLe grand prix a été attribué à Antoine Baudot pour son scénario Silence, on détourne, qui sera donc mis en production par WAT productions et le Pôle Image de Liège. Il s'agit d'une comédie qui raconte comment des ouvriers tournent leur propre faux film de promotion de Liège exposition universelle pour séduire un riche investisseur chinois.

Ci-contre : Antoine Baudot (au centre) après la remise de son prix par (de g à d) Vincent Lannoo, David Murgia, Anne-Marie Heller et Philippe Reynaert

Ci-dessous : Bastien Martin remercie Pierre Duculot et Philippe Reynaert

martin
 



Le prix du Wallonie Images Production, qui consiste en la mise à disposition du lauréat de moyens techniques du WIP, revient à Bastien Martin1  pour Peket Fiction. Fraîchement diplômé ULg en Arts du spectacle, finalité cinéma, Bastien Martin se partage entre des recherches doctorales, un projet documentaire et une activité de journaliste indépendant. Il collabore depuis quelques mois au site Culture.


Peket Fiction : Liège, 2017. La ville devrait être en effervescence, la population heureuse, l’humeur à la fête. Il n’en est rien : un serial-killer sévit dans les rues de la Cité Ardente, au cœur d’Outremeuse, réduisant les crânes de ses victimes en bouillie. Toute la presse en parle tandis que, tapi dans l’ombre, le tueur savoure sa triste notoriété. Qui est-il ? Celui auquel on ne s'attendait pas… la poupée de Tchantchès devenue vivante !

LauréatsULg



Et enfin le prix de l'Université de Liège a été attribué à Victor-Emmanuel Boinem et Régis Falque pour leur court-métrage : Le déclencheur.

Bonne surprise : ils sont tous deux étudiants en Master en arts du spectacle à l’ULg !

Victor-Emmanuel Boinem est par ailleurs déjà titulaire d’un Master en Réalisation de l'INSAS. Il est aussi compositeur, producteur et directeur artistique du web-label Pop Katari Records, basé à Liège. Régis Falque est comédien pendant ses temps libres, pianiste et saxophoniste. Il consacre actuellement son mémoire de fin d’études à l’improvisation théâtrale, discipline qu’il pratique comme formateur.

Régis Falque, Victor-Emmanuel Boinem et Dick Tomasovic.

 


Le déclencheur
: Antoine, jeune photographe, capture des instants de vie Gare de Guillemins. Sur un de ses clichés, une voyageuse égarée retient son attention. La journée d'Antoine en sera profondément bouleversée : il va suivre cette femme à travers son parcours dans la ville et tenter de percer cette tristesse qu'une simple seconde aura suffi à figer. Rencontre éphémère et réflexion sur la photographie, Le déclencheur est une corde sensible devenue scénario.

Le Pr Dick Tomasovic a tenu à rappeler que cette remise de prix s’inscrit dans un intérêt manifeste de l'Université de Liège pour la formation et le développement à la création audiovisuelle :« L’intérêt de l’ULg pour la création cinématographique et les arts audiovisuels n’est plus à prouver, tant d’un point de vue technologique que d’un point de vue artistique. Sur cet aspect, l’université de Liège s’est montrée volontaire et audacieuse en proclamant docteurs honoris causa, lors de la rentrée académique de 2010, une série de cinéastes et d’artistes visuels dont les parcours forcent l’admiration : Victor Burgin, William Klein, Jacques Perrin, Bill Viola ou encore, entre autres, Agnès Varda. L’université soutient aussi régulièrement des manifestations exigeantes relatives aux arts audiovisuels, comme l’émission de télévision et le festival Vidéographie 21, consacré aux images expérimentales et numériques. Mais surtout, l’Université de Liège propose une formation reconnue d'une grande qualité, théorique, analytique et pratique, sans équivalent en Fédération Wallonie-Bruxelles, dans le domaine des arts du spectacle et tout particulièrement des arts audiovisuels, avec diverses finalités professionnalisantes. Et depuis 2010, l’ULg propose également un master international en études cinématographiques et audiovisuelles en partenariat avec une dizaine d’universités européennes. »

L’ULg a donc souhaité, par ce prix, encourager la réalisation d’un projet original, correspondant aux valeurs qu’elle souhaite défendre. « Le déclencheur s'est distingué par une écriture simple, mais délicate. Le projet se montre modeste dans sa narration, mais ambitieux par les sensations qu'il souhaite déclencher chez le spectateur, entre espoir et mélancolie. Le film, réflexif, cultive l'art du regard, sensible et aiguisé, de l'observation, de la contemplation, tout en multipliant les clins d'oeil à l'histoire du cinéma par l'intermédiaire d'un personnage photographe.» 

Les deux étudiants ont bien l'intention d'utiliser leur prix pour développer leur projet. On suivra donc ces trois projets originaux avec beaucoup d'intérêt.

 

 

 


 

1 Ses précédentes réalisations : http://vimeo.com/user5326221/videos