Ah, la période de Noël... Cadeaux, repas en famille et révisions en prévision ! Pour survivre à cette période pleine d'activité, rien ne vaut de s'asseoir le temps d'un film dans un cinéma, éloigné des foules dans les magasins et du froid de décembre. Petit panorama des incontournables et autres curiosités des salles obscures à venir d'ici la fin de l'année.
Quoi ? Carnage de Roman Polanski
Quand ? À partir du 13 décembre (avant-première au Parc), sortie nationale le 14
Ça raconte quoi ? Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s'expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?
Et pourquoi ? Parce que de tous les films de décembre, Carnage s'annonce comme le plus excitant. Roman Polanski retrouve ici ses grands thèmes (le huis-clos claustrophobe, les fausses apparences, la violence latente, l'humour noir) pour l'adaptation d'une pièce de Yasmina Reza, et le tout est porté par un casting fabuleux : Jodie Foster, John C. Reilly, Kate Winslet et Christopher Waltz ! Acclamé par l'ensemble de la presse à la dernière Mostra de Venise, Carnage s'annonce d'emblée comme LE film à voir en cette fin d'année.
Quoi ? Mission Impossible - Ghost Protocol de Brad Bird
Quand ? À partir du 14 décembre
Ça raconte quoi ? Après avoir été impliquée dans un complot terroriste mondial, l'agence Mission Impossible est contrainte de cesser ses activités. Le Protocole Fantôme est mis en place : Ethan Hunt et sa nouvelle équipe doivent opérer dans le secret pour blanchir le nom de leur organisation. Aucune aide, aucun contact, isolation totale. Cette mission va s'avérer être la plus dangereuse et la plus intense qu'ils aient eu à remplir
Et pourquoi ? La saga Mission Impossible, initiée il y a tout juste 15 ans par Brian de Palma, reste à ce jour une valeur sûre en matière de film d'action. Ghost Protocol est surtout l'occasion pour Brad Bird de délaisser Pixar pour se lancer dans un film avec de vrais acteurs. Le choix de Bird est à moitié surprenant, puisqu'il est déjà le réalisateur des Indestructibles, film d'animation au croisement de Mission Impossible et films de supers héros, et de Ratatouille, énorme succès du studio de John Lasseter. On retrouve également au casting Simon Pegg, acteur phare des comédies Shaun of the dead, Hot fuzz et Paul. Ghost Protocol, le plus drôle des épisodes de la saga ? Possible.
Quoi ? Hugo de Martin Scorsese
Quand ? À partir du 21 décembre
Ça raconte quoi ? Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n'est que le début de l'aventure...
Et pourquoi ? S'il est inutile de présenter le réalisateur Martin Scorsese, il faut tout de même signaler l'originalité qu'Hugo va constituer dans sa filmographie. D'une part, il va s'agir de son premier film en 3D, or peu de réalisateurs de renom s'y sont essayé dernièrement hormis James Cameron pour Avatar et Wim Wenders pour Pina. Scorsese sera-t-il à la hauteur ? Ensuite, Hugo est le premier film du réalisateur a priori destiné aux plus jeunes. Exit la violence de Taxi Driver, Les Affranchis, Les Infiltrés et les personnages torturés de Raging Bull et Shutter Island, place au conte dans la plus grande tradition de Noël, avec un casting des plus éclectiques (Jude Law, Sacha Baron Cohen, Emily Mortimer et Christopher Lee). Mais Marty peut toujours nous surprendre. Forcément intriguant.
Quoi ? The Lady de Luc Besson
Quand ? À partir du 21 décembre
Ça raconte quoi ? The Lady est une histoire d'amour hors du commun, celle d'un homme, Michael Aris, et surtout d'une femme d'exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l'amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l'absence, l'isolement et l'inhumanité d'une junte politique toujours en place en Birmanie. The Lady est aussi l'histoire d'une femme devenue l'un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.
Et pourquoi ? Parce qu'en dehors de ses productions largement critiquables pour Europa, Luc Besson sait être un plasticien habile, comme l'ont démontré Le dernier combat ou encore Subway et comme le laisse présager les images connues de ce film. Le réalisateur reste aussi fortement lié aux termes « grosses productions », ce qui peut être tout aussi néfaste que bénéfique dans ce type de film. Enfin et surtout, si le résumé laisse présager une romance un peu bluette, il ne faut pas sous-estimer le talent de Michelle Yeoh pour rendre son personnage aussi fantastique que la véritable Aung San Suu Kyi. Prudence, donc.

