Quoi ? Sherlock Holmes : A Game of Shadows de Guy Ritchie
Quand ? À partir du 28 décembre
Ça raconte quoi ? Sherlock Holmes et son fidèle acolyte le Docteur Watson unissent leurs forces pour déjouer le plan machiavélique de l'un de leurs pires ennemis, le professeur Moriarty.
Et pourquoi ? Parce que se vider l'esprit, ça fait du bien aussi : Sherlock Holmes 2 s'annonce comme un moment de détente pur et dur, variation de Pirates des Caraïbes dans le Londres du 19e siècle et Robert Downey Jr proposant un jeu d'acteur similaire (le crétin attachant et sournoisement intelligent) à celui de Johnny Depp. Rien de neuf sous le soleil donc, mais vu le succès du premier film, Sherlock Holmes 2 sera probablement lié à la fameuse question « tu l'as vu ? » lors des dîners de famille. Pourquoi pas.
Quoi ? War Horse de Steven Spielberg
Quand ? À partir du 28 décembre
Ça raconte quoi ? Une histoire d'amitié entre Albert un jeune garçon et son cheval Joey. Vendu à la cavalerie britannique dans les premières heures de la Première Guerre mondiale, Joey est directement envoyé au front. Mais il est capturé par les Allemands qui n'hésitent pas à s'en servir dans les combats. Albert, qui est encore trop jeune pour s'engager, décide de se lancer dans une mission de secours pour libérer son cheval...
Et pourquoi ? À peine 2 mois après Tintin et le secret de la licorne, Steven Spielberg sera donc de retour avec un autre film ambitieux, mélange de drame intimiste et de film de guerre. Capable du meilleur comme du pire quand il s'agit de mélodrame, Spielberg prend le risque supplémentaire de donner le rôle principal à un jeune inconnu, Jeremy Irvine. Le film n'en est que plus intriguant, mais c'est justement là où on ne l'attend pas que Spielberg parvient parfois à nous surprendre. À surveiller de près.
Quoi ? A dangerous method de David Cronenberg
Quand ? À partir du 4 janvier
Ça raconte quoi ? Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud...
Et pourquoi ? Bon, d'accord, le 4 janvier, les fêtes seront passées et les examens proches mais le projet est trop alléchant que pour l'ignorer ! David Cronenberg, de retour après 4 ans de silence, a déjà confirmé sa transition réussie du film fantastique au film dramatique (A history of violence, Les promesses de l'ombre) et retrouve ici son nouvel acteur fétiche, Viggo Mortensen. Keira Knightley, Michael Fassbender et Vincent Cassel complètent le casting. Plus que tout, le film sera peut-être l'occasion pour Cronenberg d'explorer en profondeur la psychanalyse, ce qu'il a plus ou moins esquissé au fil de sa carrière mais le plus souvent en surface. Et l'occasion de réviser l'examen de psycho ?
Ils seront toujours à l'affiche :
- The Artist de Michel Hazanavicius : le pari fou d'un film muet et noir et blanc, avec un Jean Dujardin justement récompensé du Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2011.
- Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal. Comédie à consonances politiques et humaines où un cochon devient le point commun entre Israéliens et Palestiniens.
- Drive de Nicolas Winding Refn. Prix de la Mise en scène amplement mérité au dernier Festival de Cannes, un polar sombre et brillant à la fois signé par l'un des cinéastes les plus intéressants de sa génération.
- Les Géants de Bouli Lanners. L'errance de trois ados livrés à eux-mêmes, dans une nature comme seul l'ami Bouli sait la filmer.
- Intouchables d'Olivier Nakache et Éric Tolenado. La traditionnelle opposition entre deux modes de vie (le riche tétraplégique et le pauvre banlieusard), le tout sous couvert de situations proches du burlesque et des répliques cinglantes. Un régal de cynisme.
- The Invader de Nicolas Provost. Un film social mais pas seulement, une plongée au cœur des sentiments humains et le portrait d'un homme en quête d'amour et de liberté. Premier long métrage de Nicolas Provost, valeur sûre dans le milieu des courts métrages et de la vidéo.
- Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine. Le retour de Benoît Poelvoorde dans le type de personnage qui a fait sa renommée : un être abject, vulgaire, ignorant et pourtant profondément attachant et attirant, face à une Isabelle Huppert qui joue de son image d'intello coincée.
Novembre 2011
Bastien Martin est diplômé de l'ULg, Master en Arts du spectacle, finalité cinéma. Il débute une recherche doctorale consacrée au cinéma
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