Sous le chapiteau-opéra en 2010-2011
La bohème

L'Opéra Royal de Wallonie annonce, par la voix de son directeur Stefano Mazzonis di Pralafera une saison riche en chefs d'œuvres plus connus les uns que les autres. Un choix motivé par le souci de satisfaire le public. «  Le plaisir du public fait le plaisir d'une maison d'opéra. C'est pourquoi  nous avons choisi une saison forte ! »

Comme chaque année, huit spectacles seront proposés : Le Bal Masqué  de Verdi  en septembre, La Flûte enchantée de Mozart  en octobre, La Bohème de Puccini en novembre, Carmen de Bizet en décembre, L'Innimico delle Donne de Galuppi en janvier, Le Barbier de Séville de Rossini en mars, Otello de Verdi en avril et  Salome de Richard Strauss en mai. Ce dernier spectacle pourrait en surprendre plus d'un, puisqu'il sera joué en version française. Richard Strauss avait, en effet, créé cette œuvre en adaptant l'orchestration pour le phrasé et la phonétique française.

Photo : La Bohème © St. Flament

Encore deux autres saisons sous chapiteau

La saison précédente, une diminution de fréquentation a été constatée. Selon le directeur, il ne s'agirait que d'une faible diminution de 4%, qu'il attribue à la crise financière... Interprétation correcte ou mauvaise excuse qui sonne comme un vieux disque rayé ? La crise financière n'est peut-être pas la seule raison. On ne peut nier l'impact des rénovations engagées dans le théâtre récemment, contraignant les amateurs à se rendre au « Palais Opéra », structure provisoire installée sur l'espace Bavière à Liège pour deux saisons de plus.  

D'après le directeur, le chapiteau possèderait une meilleure acoustique que beaucoup de maisons d'opéra. « Les chanteurs, les musiciens, les artistes, les spectateurs sont ravis de l'acoustique de la salle. Nous y avons porté une attention particulière. » Cependant, comment un chapiteau pourrait-il remplacer un bâtiment tel que l'opéra ? Il ne parvient pas à transmettre le charme du théâtre, alliant puissance et sensibilité.

On peut se demander aussi si le manque de diversité du répertoire ne pourrait pas également expliquer cette diminution. Avec cinq opéras sur huit en italien, Stefano Mazzonis di Pralafera ne compte apparemment pas répondre aux critiques récurrentes lui reprochant un goût prononcé pour le répertoire italien. « Je suis italien, que voulez-vous de moi ? De plus, quand je suis arrivé à l'ORW, j'ai rencontré les directeurs des deux autres maisons d'opéra de Belgique. Notre idée étant que chaque opéra ait une spécificité dans sa programmation, on m'a laissé le répertoire italien. C'est notre spécialité... » 

La Barbier de Seville
Le Barbier de Séville
© J. Croisier

 

Une création originale...

Parmi les auteurs programmés la saison prochaine, le nom de Baldassare Galuppi (1706-1785) en interpellera peut-être plus d'un. Le compositeur italien ne jouit malheureusement plus du même succès que de son vivant.

Dans L'inimico delle Donne, il aborde le thème de l'homosexualité, thème dérangeant pour l'époque mais parfaitement accepté au 21e siècle.  « On a redécouvert une partition, un opéra complètement oublié que l'on a édité.  L'inimico delle Donne  ou « L'ennemi des femmes » est très moderne. Il s'agit d'un homme qui déteste la gent féminine. Parler d'homosexualité à l'époque était inenvisageable ! » 

L'intérêt soudain, porté à l'auteur italien, ne s'arrête pas à la représentation de son œuvre. Un colloque international sur le compositeur, regroupant les plus grands musicologues du monde, se tiendrait prochainement à Liège, en collaboration avec l'Université.

Amateurs de grands classiques ou d'œuvres plus rares, la palette proposée par l'ORW a des chances de vous réjouir... Les désagréments engendrés par les aménagements du théâtre ne devraient pas gâcher les plaisirs de l'oreille et de l'oeil...

 

 

                                                                                             Mary Ceriolo
Mai 2010

crayon
Mary Ceriolo est étudiante en 2e année de master information & communication, finalité spécialisée  en journalisme.

 


 

Carmen

L'opéra et les jeunes jusqu'à 32 ans

L'abonnement complet « Le grand 8 J » en 1re ou 2e catégorie revient à seulement  50 euros pour les moins de 26 ans, l'abonnement Allegro J (4 spectacles) à 28 euros, et la place pour un seul spectacle à 8 euros ! La carte Club est offerte aux moins de 26 ans qui prennent un abonnement. Avec cette carte, le jeune peut inviter un ami de moins de 26 ans qui pourra assister au spectacle pour seulement  4 euros !

Nouveauté : Les 26-32 ans bénéficient aussi de prix spéciaux, moyennant l'acquisition obligatoire d'une carteClub à 5 euros. Le « grand 8 J » leur est proposé à 100 euros, l'abonnement « Allegro J » à 56 euros et les tickets à l'unité à 15 euros.

 Carmen © Opéra de Toulon

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