L’été approche et, au vu de la météo capricieuse, quelques séances de cinéma ne seront pas inutiles pour se protéger de la pluie durant le mois de juillet ! Ca tombe bien : il y en aura pour tous les goûts ! Petit tour d’horizon totalement subjectif, du plus intéressant au moins excitant.
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Monstres Academy de Dan ScanlonSortie : 10 juillet Résumé : Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un Pixar est toujours l’événement de l’année en matière d’animation. Bon, d’accord, voilà un moment que le studio semble un peu essoufflé entre suites à répétition (Toy Story 3) et coups de mou artistiques (Cars 2, Rebelle). Il n’empêche : Monstres Academy s’annonce comme un nouvel élan créatif, l’univers de Monstres & Cie et (surtout) ses personnages attachants comptant parmi les plus belles réussites de Pixar depuis leur existence.
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Pacific Rim de Guillermo Del ToroSortie : 17 juillet Résumé : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses, les "Kaiju", ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l'humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d'un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les « Jaegers », contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju… Pourquoi ? Voilà cinq longues années que Del Toro a délaissé la réalisation (après un Hellboy 2 sympathique mais pas inoubliable) au profit de la production de blockbusters américains et films d’auteurs mexicains. Très nettement influencé par la culture japonaise (les monstres s’appellent Kaiju et les robots évoquent le genre « mecha1 »), Pacific Rim s’annonce comme LE blockbuster de l’été avec son lot de combats dantesques, d’effets spéciaux bluffants et de bande son fracassante. La nuance pourrait toutefois venir du soin que Del Toro apporte régulièrement à l’intelligence de ses scénarios. Ne jurons de rien, mais ne soyons pas pessimistes pour autant ! |
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Frances Ha de Noah BaumbachSortie : 3 juillet Résumé : Frances, jeune New-Yorkaise de 27 ans, vit avec sa meilleure amie Sophie, en rêvant sa carrière de danseuse. Mais Sophie déménage, et Frances se retrouve subitement seule, obligée de trouver sa place dans ce monde… Pourquoi ? Ceux qui connaissent Noah Baumbach (Les Berkman se séparent, Greenberg) savent combien le cinéaste américain indépendant excelle dans l’humour à froid, dans la subtilité de la mise en scène, dans les histoires à double degré de lecture et dans la narration décalée (pas pour rien qu’il collabore régulièrement avec Wes Anderson). Avec son côté noir et blanc trendy, rappelant presque le Woody Allen de Manhattan, Frances Ha s’annonce comme la petite pépite indé et intello du mois, perdue au milieu des grosses machines d’Hollywood mais assez forte pour susciter quelques intérêts. À voir. |
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The Wolverine de James MangoldSortie : 24 juillet Résumé : Logan, l’éternel guerrier marginal, se retrouve au Japon. Là-bas, ses griffes en adamantium se heurteront à l’acier des samouraïs. Logan sera confronté à une figure mystérieuse de son passé, dans une bataille épique qui le changera à jamais. Pourquoi ? Si les films de super-héros restent encore et toujours à la mode depuis 10 ans, la franchise X-Men peut se targuer d’être la plus adaptée, avec pas moins de cinq films en 13 ans (une première trilogie suivie d’un prequel en 2011 et d’un premier spin-off sur Wolverine). Certes, tous les films ne se valent pas, et ceux qui ont vu X-Men Origins : Wolverine doivent encore trembler rien qu’en y pensant. Alors pourquoi s’intéresser à celui-ci ? D’une part parce que Wolverine reste l’un des personnages les plus fascinants tous comics confondus (héros solitaire, guerrier confirmé, grincheux irritable). D’autre part, c’est James Mangold aux commandes, lequel a su prouver à plusieurs reprises sa capacité à s’accommoder du remake (3h10 pour Yuma) comme du blockbuster (Knight & Day) pour offrir un spectacle intelligent et de qualité. Et puis surtout, Wolverine est aux antipodes du boy-scout de Superman actuellement à l’affiche avec Man of Steel, alors pourquoi se priver ? |
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World War Z de Marc FosterSortie : 3 juillet Résumé : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos... Pourquoi ? Les zombies sont à la mode (notamment grâce à la bande dessinée et série à succès Walking Dead) et il était inconcevable qu’Hollywood ne cherche pas à en tirer profit. Le projet laisse toutefois dubitatif : certes inspiré du roman à succès homonyme, World War Z souffre d’ores et déjà d’une réputation de fiasco annoncé, le tournage ayant subi moult désagréments et retournements de situations de dernière minute. Si la présence de Brad Pitt dans un film « d’horreur » ne rassure guère, c’est bel et bien la présence de Marc Foster aux commandes qui effraie, le cinéaste se montrant aussi bon dans le film indépendant (Les cerfs-volants de Kaboul) qu’incompétent en termes de blockbuster (Quantum of Solace, c’était lui). La bande annonce laisse présager quelques beaux effets mais aussi une histoire simplifiée au maximum et édulcorée pour ne pas trop restreindre le public potentiel. Ajoutons à cela des dépassements de budget (ce qui n’est jamais un bon signe dans ce genre de film) et World War Z risque d’attiser davantage la curiosité que l’intérêt… |
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Les Schtroumpfs 2 de Raja GosnellSortie : 31 juillet Résumé : Gargamel, le méchant sorcier, crée des petits êtres machiavéliques de la taille des Schtroumpfs : les Canailles. Il espère ainsi utiliser la toute puissante potion magique qui protège les Schtroumpfs. Mais lorsqu'il découvre que seul un vrai Schtroumpf peut lui donner ce qu'il veut, et que seule la Schtroumpfette a le pouvoir de transformer les Canailles en véritables Schtroumpfs, Gargamel enlève la Schtroumpfette et l'emmène à Paris… Pourquoi ? Difficile de trouver un véritable intérêt à l’adaptation (honteuse et calamiteuse) des Schtroumpfs, et pourtant : le film fut l’un des plus gros succès de son année. Cette suite, visiblement inscrite dans la même lignée que le premier opus, ravira sans doute le même public que précédemment. L’auteur de ses lignes ne voit dans ce film aucun intérêt, mais les enfants étant des juges tout à fait autres, il se pourrait bien qu’ils trouvent leur bonheur dans cet enchaînement de gags simples et d’actions gentilles made in Hollywood. Et puis avouons-le : il n’est pas improbable que ce film convienne davantage à nos chères têtes blondes que des monstres contre des robots, des zombies ou des trentenaires en noir et blanc… |
Bastien Martin
Juillet 2013







