L’Université de Liège regorge de jeunes talents, tels que ces 3 jeunes étudiants en informatique : Valentin Thirion, Patrick Herbeuval et Julien Gilon. En novembre 2012, ils créent la surprise en mettant en ligne une application de géolocalisation, ULgOloc, qui permet « de ne plus jamais se perdre à l’ULg », que ce soit sur les campus du Sart Tilman, du CHU, de la Place du 20-Août, de HEC-ULg, de l’Opéra, l’Aquarium, St-Luc mais aussi Gembloux et Arlon.
De leur propre initiative, ils se lancent dans la conception et la réalisation de l’application et contactent le Recteur pour lui proposer leur projet. Les retours sont excellents et ULgOloc sort fin novembre. Plus de 1000 téléchargements sont comptabilisés en une semaine et on en dénombre environ 4000 aujourd’hui.
Peu de temps après la mise en ligne de l’application ULgOloc, la société Impact Diffusion, responsable de la communication pour les Francofolies de Spa, confie à nos trois étudiants la mission de donner un coup de frais à l’application des Francofolies. Ces trois derniers relèvent le défi avec brio en redéveloppant un outil complet qui permet également aux responsables du service communication des Francofolies une gestion des mises à jour simple et efficace. L’application est présentée à la presse le jour de la conférence de presse des « Francos » le 10 mai dernier et le succès est immédiat.
Atouts, nouveautés de l’application
« On voulait la nouvelle application résolument dans l’air du temps, branchée réseaux sociaux, et surtout, on voulait y intégrer des choses amusantes. On s’est fortement inspiré de la politique du géant Google qui intègre régulièrement des fonctions cachées dans ses programmes. Il y a donc deux ou trois fonctions à découvrir… on n’en dit pas plus, on laisse la surprise aux utilisateurs. »
L’application est effectivement pensée pour être le carnet de bord des festivaliers durant les 4 jours. En plus du programme traditionnel, on y trouve des cartes avec géolocalisation, les dernières news mais également la radio des Francos (en collaboration avec la RTBF), une galerie de photos ainsi qu’une série de bonus tous plus drôles les uns que les autres.
Valentin Thirion nous confie : « J’ai beaucoup aimé développer le bonus avec la mascotte du festival. En fait, la mascotte va se balader sur les différents sites et un des petits défis des festivaliers est de la retrouver. La mascotte envoie donc, par le biais d’une application que l’on a créée expressément pour elle, des infos de géolocalisation aux utilisateurs qui, grâce à la boussole intégrée dans leur Smartphone, peuvent la retrouver. »
Mais ce n’est pas tout, un des bonus vous permettra de retrouver facilement votre voiture alors qu’un autre peut vous donner le nom du groupe que vous êtes en train d’entendre : « pour cette fonctionnalité, on s’est inspiré de Shazam, l’application qui permet à votre téléphone de reconnaître, en quelques secondes, n’importe quelle chanson. Dans l’application des Francos, lorsque vous cliquez sur la bulle « qui chante », le nom du groupe que vous êtes en train d’entendre apparaît sur l’écran. »
Est-ce qu’on arrivera aux 6000 téléchargements ?
« Pour l’instant, à 3 semaines du festival, on comptabilise environ 1300 téléchargements. On espère de tout cœur arriver à dépasser les 5000 (ou même 6000), surtout si on sait que le festival draine plus de 100 000 personnes sur 4 jours ».
Et demain ?
Une chose est sûre, nous n’avons pas fini d’entendre parler des trois jeunes informaticiens. En effet, alors que leur application des Francos entre dans la cour des grands, ils croulent sous les propositions pour créer d’autres applis. « Le problème, c’est que l’on est encore aux études. On a des examens à passer, je vais avoir un mémoire à rédiger cette année. C’est une situation à la fois très stimulante et un peu déstabilisante en fait » nous confie Valentin. « En tout cas, pour la rentrée, une chose est sûre, on aura une grande nouveauté à annoncer pour ULgOloc. »
La surprise reste entière et on vous donne RDV au début de l’automne pour en savoir plus…
Vincianne D'Anna
Juillet 2013
Vincianne D'Anna est journaliste indépendante.


